Credits: Province of British Columbia (via flickr)

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) et l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) ont lancé la deuxième édition de « Voir grand ensemble » à l’occasion du Congrès de l’ACELF, qui se tenait à Calgary (Alberta) du 28 au 30 septembre 2017.

« Ce livret s’adresse à tous les membres de la communauté scolaire dans le contexte de la diversité culturelle qui la caractérise, plus particulièrement les ados, les parents de familles immigrantes ainsi que le personnel enseignant des écoles de langue française », explique le président de la FCE H. Mark Ramsankar.

« Les communautés francophones vivant dans des provinces ou territoires où le français constitue la langue de la minorité fondent de plus en plus d’espoir sur l’immigration pour contrer la décroissance démographique. Ces familles nouvellement arrivées au Canada font maintenant partie de la francophonie canadienne et nous souhaitons tout mettre en œuvre pour qu’elles y trouvent leur place », a-t-il ajouté.

Le guide de dialogue « Voir grand ensemble » a été conçu pour favoriser les échanges autour du thème de la diversité culturelle afin de trouver les solutions ensemble. Il mise sur la force de 14 témoignages personnels comme éléments déclencheurs de l’échange.

Il peut être exploité dans le cadre d’interventions auprès d’adolescents, afin de leur offrir des occasions de mieux se comprendre et de mieux se rendre compte de la diversité culturelle de leur milieu, de parents de familles nouvellement arrivées pour leur présenter des pistes pour mieux appuyer l’intégration de leur enfant dans la communauté francophone et scolaire et enfin, dans le cadre d’interventions auprès du personnel enseignant visant à lui permettre de faire des constats quant aux besoins de la communauté scolaire et de cerner des moyens de faire une place intégrée à la diversité culturelle à l’école.

Une version imprimée du livret peut être obtenue à partir du Catalogue des publications de la FCE.

Une trousse d’animation accompagnant la publication est disponible en ligne.

 
La conférence d'une journée aura lieu le 21 septembre 2017 à Brême. L'événement s’inscrit dans un projet local de renforcement des capacités mené par la branche syndicale de l’Etat de Brême et soutenu par l’Internationale de l’Education.
 
La conférence s’adresse principalement aux enseignant(e)s et aux autres personnels de l'éducation en vue d’examiner l'état et la qualité de l'éducation des réfugiés dans l'État de Brême. Une centaine de participants assisteront à un programme varié, alternant séances plénières et ateliers. Les thèmes abordés comprendront les compétences interculturelles des enseignant(e)s, la lutte contre les préjugés et le partage de bonnes pratiques en matière d’enseignement dans les écoles. Des ateliers parallèles seront organisés concernant les projets de l’organisation « Refugee Council » dans les écoles et l’accès des réfugié(e)s à la formation professionnelle et l’apprentissage.
 
L'inscription à la conférence sera possible dès le début du mois d’août en écrivant un courriel à GEW Bremen (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Le vendredi 19 mai, l'événement de clôture du projet "Ensemble, c’est possible" a eu lieu à Trapani, en Sicile. Le projet visant à promouvoir des activités d'intégration pour les jeunes réfugié(e)s et les mineur(e)s non accompagné(e)s a été soutenu par l'Internationale de l’Education, en collaboration avec la UIL Scuola et l’IRASE, et mis en œuvre par le Centre d'apprentissage des adultes (CPIA) de Trapani.

Il a impliqué plus de 40 étudiant(e)s et enseignant(e)s, soutenus par une équipe pluridisciplinaire composée d’un psychologue, un médiateur culturel et un éducateur, afin de mieux affronter les défis liés à l'intégration et à la communication interculturelle.

"Le projet - explique Giuseppe Termini, le coordinateur local du projet et secrétaire provincial du syndicat UIL Scuola - a été réalisé selon trois axes: activités de formation des enseignants, activités de tutorat effectuées par l'équipe de soutien spécialisée concernant la communication interculturelle et interreligieuse, ainsi que le développement de programmes de formation professionnelle pour les étudiants à travers des ateliers de cuisine et d'électricité. Les retours que nous avons reçus sont très positifs, d'une part, il a été utile pour les enseignants qui ont pu améliorer leurs compétences interculturelles et d'autre part, ces activités ont permis aux étudiants d’accéder à de nouvelles opportunités de formation professionnelle avec un soutien dédié pour se familiariser avec les activités."

Une vidéo (en italien) présentant les activités et les résultats du projet a été produite et projetée pendant l'événement.

Le programme Beehive est promu par la fondation Melissa, qui vise à renforcer les liens entre les femmes migrantes, à promouvoir l'autonomisation des femmes réfugiées et à établir des ponts avec la société d'accueil.

Avec le soutien de l’IE, l'organisation à but non lucratif a été en mesure de développer de nouvelles opportunités d'apprentissage pour les jeunes femmes réfugiées âgées de 16 à 28 ans, avec notamment la création d'un club cinéma où les étudiantes peuvent se réunir chaque semaine pour regarder des films, parler de cinéma et apprendre à effectuer leur propre réalisations cinématographiques. Les participantes ont commencé par apporter quelques-uns de leurs films préférés et ont évolué, à partir de ces influences cinématographiques, vers la réalisation de courts métrages sur leurs téléphones. Plus récemment, du matériel a été mis à la disposition des étudiantes, à travers des activités les invitant à développer des scénarios et à commencer à les filmer avec des caméras.

Selon le coordonnateur du projet, les étudiantes manifestent un grand intérêt à expérimenter la technologie cinématographique, et notamment concernant la création de films racontant leur parcours. En effet, le but ultime du projet est de donner la possibilité aux étudiantes d'explorer leur nouvel environnement à travers un regard artistique et de partager leurs réflexions et sentiments vis-à-vis de leur propre histoire personnelle.

Dans la phase successive du projet, les étudiants d'un club cinéma d’un établissement scolaire grec rencontreront les étudiantes de Melissa et collaboreront à un projet de film commun. Les étudiantes de Melissa développeront également des compétences numériques à travers la rédaction de blogs et des travaux d'édition vidéo.

 

L’IE  lance aujourd'hui à Beyrouth un nouveau rapport (en anglais) de Francine Menashy et Zeena Zakharia (Université du Massachusetts, Boston) explorant les relations complexes entre les situations de conflits et la participation du secteur privé à l'éducation à travers une étude de cas de l'éducation des réfugiés syriens.

Les résultats de la recherche révèlent le rôle croissant des acteurs privés dans l'éducation des enfants réfugiés et mettent en évidence les tensions éthiques entre les motivations humanitaires et les la recherche de profits dans les contexte de crise et de déplacement forcé.

Selon la recherche, 144 acteurs non étatiques participent actuellement à l'éducation des réfugiés syriens en Jordanie, en Turquie et au Liban, dont 61 sont des groupes et des fondations privées, la majorité basée dans les pays occidentaux.

Les acteurs privés ont des priorités et des objectifs différents - certains invoquant explicitement des arguments axés sur les profits pour justifier leur implication dans l'éducation des enfants réfugiés –, cela aboutissant à une réalité scolaire hétérogène. La coordination est jugée insuffisante par de nombreux acteurs sur le terrain, entraînant des interventions éducatives redondantes, désorganisées ou déséquilibrées. En l’absence de consultation des acteurs locaux, y compris le ministère de l'éducation, les enseignant(e)s ou les syndicats d'enseignant(e)s, les acteurs privés ne connaissent pas suffisamment les réalités du terrain, condition nécessaire à une mise en œuvre réussie des initiatives scolaires.

L'étude montre que près de la moitié des acteurs privés impliqués dans l'éducation des réfugiés syriens promeut l’usage de technologies éducatives, souvent décontextualisées par rapport à la réalité sur le terrain, aussi bien en termes de contenu, de forme, de résultat et de besoins.

Enfin, les éléments recueillis à travers l’étude indiquent un rôle croissant des acteurs privés en tant que décideurs-clés dans le domaine de la politique de l'éducation, au détriment des processus décisionnels démocratiques et transparents.

Les chercheurs ont identifié un certain nombre de recommandations soulignant le devoir de l'État en ce qui concerne les droits des enfants réfugiés syriens, y compris la fourniture d'une éducation publique de qualité gratuite.

Le rapport est disponible en anglais et en arabe.