Les politiques migratoires, la montée de la xénophobie à l’échelle internationale, les indicateurs des objectifs du développement durable se rapportant aux migrant(e)s et à la migration, et un sommet mondial sur la migration ont été les principaux points abordés à l’occasion de la réunion de coordination des Nations Unies sur les migrations internationales (25-26 février 2016). 

L’Internationale de l’Education (IE) a activement participé à la réunion organisée à New York, aux Etats-Unis. Plusieurs participant(e)s ont, à cette occasion, exprimé leurs préoccupations sur le fait que quelques pays accueillent un grand nombre de réfugié(e)s et de migrant(e)s tandis que d’autres, nombreux, renforcent leurs contrôles aux frontières. Le Vice-secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, a souligné le besoin de mener des mesures de sensibilisation à la Convention de Genève et au respect du droit humanitaire. Il a également mis en lumière le besoin d’intervenir sur le « lien dynamique » entre le développement et la migration. Les Etats membres doivent adhérer aux conventions et aux traités existants ainsi qu’à la  Charte des Nations Unies, a-t-il déclaré.

Les participant(e)s ont débattu de la montée de la xénophobie, et notamment du rôle des médias dans la diffusion des opinions xénophobes. Les données présentées indiquent une plus grande intolérance et une violence croissante vis-à-vis des migrant(e)s et des réfugié(e)s, en particulier en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen Orient. Les débats ont également porté sur les mesures qu’il convient de prendre afin de lutter contre la xénophobie et le racisme à l’égard des migrant(e)s et des réfugié(e)s. Tou(te)s les participant(e)s ont reconnu le rôle essentiel que peut jouer l’éducation dans la lutte contre les préjugés et la discrimination, la promotion de l’égalité et la création d’un climat favorable à l’inclusion. 

A l’occasion d’une réunion parallèle avec les représentants de l’IE et de l’Internationale des services publics, François Crépeau, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme des migrants,  a évoqué la pertinence de l’objectif du développement durable 8 (croissance économique soutenue, inclusive et durable, plein emploi productif et travail décent pour tous). Il a souligné que les questions relatives au travail décent et les conventions collectives étaient essentielles en vue de la réinstallation réussie des migrant(e)s et des réfugié(e)s.

Au cours de la table ronde, Jill Christianson de la National Education Association des Etats-Unis a attiré l’attention sur le portail Web de l’IE dédié à la migration des enseignant(e)s et les Résolutions du Congrès mondial de l’IE relatives à la migration, aux réfugié(e)s et aux apatrides. Elle a également souligné le rôle des éducateurs/trices dans la conduite des initiatives de lutte contre la xénophobie et le racisme.

Sonja Hall de la National Association of Schoolmasters Union of Women Teachers (NASUWT) du Royaume-Uni a également présenté certaines mesures menées par le syndicat afin de soutenir les réfugié(e)s et les migrant(e)s. Elle a indiqué que l’IE et la NASUWT souhaitaient que les Nations Unies prennent plusieurs mesures, notamment l’inclusion des syndicats dans la prise de décisions stratégies relatives à la mise en œuvre des objectifs du développement durable, la reconnaissance de la contribution particulière que peuvent apporter les syndicats de l’éducation et l’élargissement des indicateurs relatifs à l’objectif 4 du développement durable, le seul objectif se rapportant aux enseignant(e)s.

Source: http://www.ei-ie.org/fr/news/news_details/3895