La National Association of Schoolmasters Union of Women Teachers a mis en évidence les répercussions désastreuses que la crise des refugié(e)s à l’échelle mondiale a provoqué sur les enfants à travers le monde et les jeunes, en particulier en termes d’éducation.

Lors du Congrès du UK Trades Union Congress  qui a eu lieu à Brighton le 14 septembre dernier, Kathy Wallis, présidente de la National Association of Schoolmasters Union of Women Teachers (NASWUT) a exhorté le Gouvernement à assumer pleinement son rôle en veillant à ce que les tous les enfants réfugiés et déplacés aient accès à l’éducation et soient protégés de tout abus et contre la violence. C’est en proposant une motion sur les répercussions qu’entraîne la crise des réfugié(e)s sur les enfants qu’elle a lancé cet appel.

« Au milieu de la destruction, de la violence et de l’instabilité, les écoles sont un sanctuaire, un refuge de normalité et d’espoir, un lieu d’apprentissage et d’opportunités », a-t-elle déclaré. « Négliger le droit à l’éducation d’un enfant compromet non seulement son avenir mais aussi celui de leur société. 

Le manque d’éducation rend les enfants plus vulnérables à l’exploitation et les abus, ainsi qu’au recrutement dans les groupes armés, au travail des enfants et aux mariages précoces, a souligné Wallis.

Des fonds insuffisants consacrés à l’éducation

Elle a souligné le fait que plus de la moitié des 21 millions de réfugié(e)s inscrit(e)s auprès du Haut-Commissariat pour les réfugiés ont moins de 18 ans, dont un grand nombre voyagent non accompagnés. Parmi ce nombre, 3.6 millions de personnes sont des enfants d’âge scolaire qui n’ont aucun accès à l’éducation.

Regrettant que « malgré cette situation désespérée », seulement un pour cent du budget mondial de l’aide humanitaire est alloué à l’éducation, elle a déclaré que « la NASWUT peut s’enorgueillir de travailler avec nos collègues des syndicats d’enseignants dans de tels domaines, leur fournissant ainsi une aide pratique y compris un soutien financier et des formations ».

Wallis a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour soutenir les enfants réfugiés et déplacés dans leur propre pays d’origine, dans les états avoisinants et au Royaume-Uni.