Le programme Beehive est promu par la fondation Melissa, qui vise à renforcer les liens entre les femmes migrantes, à promouvoir l'autonomisation des femmes réfugiées et à établir des ponts avec la société d'accueil.

Avec le soutien de l’IE, l'organisation à but non lucratif a été en mesure de développer de nouvelles opportunités d'apprentissage pour les jeunes femmes réfugiées âgées de 16 à 28 ans, avec notamment la création d'un club cinéma où les étudiantes peuvent se réunir chaque semaine pour regarder des films, parler de cinéma et apprendre à effectuer leur propre réalisations cinématographiques. Les participantes ont commencé par apporter quelques-uns de leurs films préférés et ont évolué, à partir de ces influences cinématographiques, vers la réalisation de courts métrages sur leurs téléphones. Plus récemment, du matériel a été mis à la disposition des étudiantes, à travers des activités les invitant à développer des scénarios et à commencer à les filmer avec des caméras.

Selon le coordonnateur du projet, les étudiantes manifestent un grand intérêt à expérimenter la technologie cinématographique, et notamment concernant la création de films racontant leur parcours. En effet, le but ultime du projet est de donner la possibilité aux étudiantes d'explorer leur nouvel environnement à travers un regard artistique et de partager leurs réflexions et sentiments vis-à-vis de leur propre histoire personnelle.

Dans la phase successive du projet, les étudiants d'un club cinéma d’un établissement scolaire grec rencontreront les étudiantes de Melissa et collaboreront à un projet de film commun. Les étudiantes de Melissa développeront également des compétences numériques à travers la rédaction de blogs et des travaux d'édition vidéo.

 

L’IE  lance aujourd'hui à Beyrouth un nouveau rapport (en anglais) de Francine Menashy et Zeena Zakharia (Université du Massachusetts, Boston) explorant les relations complexes entre les situations de conflits et la participation du secteur privé à l'éducation à travers une étude de cas de l'éducation des réfugiés syriens.

Les résultats de la recherche révèlent le rôle croissant des acteurs privés dans l'éducation des enfants réfugiés et mettent en évidence les tensions éthiques entre les motivations humanitaires et les la recherche de profits dans les contexte de crise et de déplacement forcé.

Selon la recherche, 144 acteurs non étatiques participent actuellement à l'éducation des réfugiés syriens en Jordanie, en Turquie et au Liban, dont 61 sont des groupes et des fondations privées, la majorité basée dans les pays occidentaux.

Les acteurs privés ont des priorités et des objectifs différents - certains invoquant explicitement des arguments axés sur les profits pour justifier leur implication dans l'éducation des enfants réfugiés –, cela aboutissant à une réalité scolaire hétérogène. La coordination est jugée insuffisante par de nombreux acteurs sur le terrain, entraînant des interventions éducatives redondantes, désorganisées ou déséquilibrées. En l’absence de consultation des acteurs locaux, y compris le ministère de l'éducation, les enseignant(e)s ou les syndicats d'enseignant(e)s, les acteurs privés ne connaissent pas suffisamment les réalités du terrain, condition nécessaire à une mise en œuvre réussie des initiatives scolaires.

L'étude montre que près de la moitié des acteurs privés impliqués dans l'éducation des réfugiés syriens promeut l’usage de technologies éducatives, souvent décontextualisées par rapport à la réalité sur le terrain, aussi bien en termes de contenu, de forme, de résultat et de besoins.

Enfin, les éléments recueillis à travers l’étude indiquent un rôle croissant des acteurs privés en tant que décideurs-clés dans le domaine de la politique de l'éducation, au détriment des processus décisionnels démocratiques et transparents.

Les chercheurs ont identifié un certain nombre de recommandations soulignant le devoir de l'État en ce qui concerne les droits des enfants réfugiés syriens, y compris la fourniture d'une éducation publique de qualité gratuite.

Le rapport est disponible en anglais et en arabe.

 

 

Selon le HCR, le Liban accueille actuellement environ un million de réfugiés syriens, dont la moitié sont des enfants. Plus de 252 000 enfants réfugiés syriens sont en âge d’être scolarisés, mais seulement 30% sont inscrits à l'école.

Pour évaluer les causes sous-jacentes de cette situation, l'Internationale de l'Education et Friedrich Ebert Stiftung ont décidé de mener une enquête, en collaboration avec le syndicat Public Primary Schools Teachers League in Lebanon (PPSTL), la Ligue des Professeurs de l'Enseignement Secondaire Public du Liban (LPESPL) et le syndicat Teachers Syndicate of Lebanon (TSL).

Suite à une réunion de planification d'une journée avec tous les affiliés en mai 2016 visant à définir les objectifs, la portée et la méthodologie de l'enquête, celle-ci a été administrée lors de quatre ateliers régionaux de consultation organisés entre octobre et novembre 2016 dans la région de Bekaa, au sud du Liban, à Beyrouth / Mont Liban et les régions du Nord, rassemblant un total de 213 enseignants et personnels administratifs.

L'analyse des questionnaires permet une compréhension globale des facteurs qui empêchent les enfants réfugiés syriens d'accéder à l'éducation, notamment le manque de places dans les écoles publiques ou la situation financière désastreuse des familles syriennes pour soutenir les coûts de transport et qui entraine des enfants à travailler afin de soutenir les dépenses du foyer.

Les répondants ont également souligné une série de facteurs qui provoquent l'absentéisme et le décrochage chez les enfants réfugiés syriens, comme la barrière de la langue liée à la spécificité d'un curriculum libanais multilingue, le faible niveau d'éducation des enfants et des parents syriens et l'interruption de l'éducation pour une longue période en raison du conflit et des déplacements forcés.

L'étude montre que seulement 55% des enseignants et du personnel interrogé ont participé à des initiatives de développement professionnel et de formation au cours des deux dernières années, bien que la présence d'enfants réfugiés en classe ait eu un impact sur leurs méthodes d'enseignement et d'évaluation.

Dans l'ensemble, l'enquête montre la relation entre l'accès à une éducation de qualité pour les enfants réfugiés et les réformes nécessaires du système éducatif libanais, au-delà des politiques et programmes actuels, afin d'améliorer l'accès à l’école, la qualité des environnements d'apprentissage, des processus d'enseignement et d'apprentissage ainsi que des conditions de travail des enseignants libanais et du personnel scolaire.

Suite à la publication du rapport de l’enquête, une série d'ateliers sera organisée en collaboration avec tous les syndicats de l'éducation participants afin de développer des stratégies de plaidoyer fondées sur les données recueillies dans le cadre de l'enquête.

 

A l'occasion de la journée mondiale de la Justice Sociale le 20 février, le syndicat universitaire UCU (University and College Union) soutient la mobilisation "Un jour sans nous" (One Day Without Us) qui invitent le plus grand nombre à célébrer la contribution des migrant(e)s au Royaume-Uni en participant à une action fédératrice. A 13h, tou(te)s les migrant(e)s et leurs "soutiens" sont invités à se prendre en photo en se tenant par le bras et/ou en brandissant des pancartes, et à l'afficher sur les réseaux sociaux en utilisant les mots-clés #ucu et #1DayWithoutUs.

Le syndicat a mis en ligne un mur virtuel qui recense en direct toutes les initiatives liées à la campagne #1DayWithoutUs: https://www.ucu.org.uk/onedaywithoutus

UCU invite également les supporters de l'initiative à demander à leur député de reconnaître et protéger l'énorme contribution du personnel universitaire et des étudiant(e)s de l'Union Européenne aux secteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche au Royaume-Uni.

Cette action fait partie d'une campagne plus large du syndicat intitulée "Nous sommes internationaux" (We are international) et visant à défendre les droits des ressortissant(e)s de l'UE, suite au vote du Brexit et compte-tenu de ses implications. Toutes les branches locales sont invitées à prendre des mesures dans le cadre de cette mobilisation, en définissant leur propre politique locale en la matière, en recherchant et en promouvant des accords avec les principaux acteurs locaux (par exemple, la direction des universités, les syndicats d'étudiant(e)s, etc.) ainsi qu'en favorisant l'adhésion au syndicat des ressortissant(e)s de l'UE. Un guide pour les sections locales et les militants ainsi que du matériel de campagne (affiches, lettre-modèle à la direction de l'université, modèle de motion locale, etc.) sont disponibles sur le site internet de UCU.

 

 

Le Syndicat national de l'enseignement tertiaire (National Tertiary Education Union) condamne l'ordonnance du président américain Donald Trump suspendant l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane. Il partage les préoccupations exprimées par les universités et universitaires du monde entier quant à la menace directe que cet acte représente pour la liberté intellectuelle et académique ainsi que pour les échanges et la coopération scientifique.
Le syndicat a exhorté les universités australiennes à condamner ces attaques contre la libre circulation des étudiant(e)s et du personnel.
Une pétition nationale a été lancée qui invite les dirigeants des universités australiennes à soutenir la liberté académique, les droits de l'homme et l'équité dans la diversité, en:
Adoptant une position publique unie contre les politiques de l'administration Trump qui ciblent les étudiant(e)s étranger(e)s ou la liberté intellectuelle et les échanges de quelque manière que ce soit;
Soutenant les étudiant(e)s étranger(e)s des pays concernés en leur offrant davantage de places dans leurs établissements et en finançant des bourses supplémentaires.


Pour lire et signer cette pétition (en anglais): http://www.communityrun.org/petitions/cshow-the-world-that-middle-eastern-and-latin-american-students-are-welcome-here