Le guide de l'AFT "Enfants migrants et réfugiés: Guide pour les enseignants et le personnel de soutien scolairecomprend à la fois des informations générales sur l'immigration - notamment concernant les demandeurs d'asile qui traversent la frontière avec le Mexique - et des conseils pratiques pour les familles menacées par les raids et déportations des services d'immigration et de douanes (ICE).

Le guide donne des informations de base concernant l'immigration, y compris les raisons pour lesquelles tant de jeunes d'Amérique centrale décident de rejoindre les Etats-Unis, fuyant la violence des gangs, la criminalité et la traite des personnes; ou bien tentant de rejoindre des membres de leur famille vivant déjà aux Etats-Unis. Il redonne les principaux chiffres : depuis 2014, plus de 100.000 mineur(e)s non accompagné(e)s ont cherché refuge aux États-Unis, principalement provenant du Salvador, du Guatemala et du Honduras. Le guide décrit en quoi consiste un raid ICE: un groupe important d'agents armés qui viennent parfois sans mandat à l'aube et peuvent cibler les jeunes dont le statut a changé parce qu'ils ont récemment atteint l'âge de 18 ans. Il explique ce qui se passe lorsque quelqu'un est arrêté, en utilisant une carte reprenant toutes les étapes du processus.

Les mesures relevant du droit de l'immigration sont aussi décrites dans le guide: il explique notamment qu'il est interdit d'effectuer des Raids ICE sur la propriété de l'école, dans les hôpitaux, lors des funérailles, des mariages et autres cérémonies religieuses publiques et lors de manifestations publiques. Il rappelle enfin que les écoles ne peuvent pas fournir d'information provenant du dossier de l'étudiant à des agents fédéraux de l'immigration sans le consentement d'un parent.

Mais les pages les plus utiles concernant un ensemble d'outils pratiques à disposition de ceux qui veulent s'engager dans ce domaine. Il rappelle aux enseignants que la «création d'un espace sûr où les étudiants peuvent venir à vous pour obtenir du soutien et des conseils est la meilleure chose que vous pouvez faire pour vos élèves". Informer les élèves et leurs familles de leurs droits est l'une des directives les plus importantes, le guide fournit aussi un mémo intitulé "Que faire si l'ICE sonne à votre porte", qui peut être affiché dans les classes et les écoles. Parmi les conseils: "Ne pas ouvrir la porte car les agents pourraient ne pas avoir de mandat", "Ne pas parler sans d'abord consulter un avocat".

 

D'autres suggestions pour les éducateurs sont mises en avant:

  • Travailler avec les parents pour élaborer un plan d'urgence familial en cas de raid (Qui prendra soin des enfants? Économiser de l'argent pour les frais d'avocat)
  • Fournir un endroit sûr pour les étudiants dont un parent ou un frère a été détenu.
  • Fournir des conseils aux étudiants qui ont un membre de leur famille détenu.
  • Maintenir une liste de "personnes-ressources": avocats pro bono, militants asssociatifs, travailleurs sociaux.

Enfin, les enseignants sont invités à publier une lettre condamnant le raid; écrire au ministère de la Sécurité intérieure pour soutenir chaque élève ayant été détenu; et enfin adopter des résolutions au niveau de l'école et/ou du district pour protéger les étudiants des agents de l'ICE sur les campus scolaires, pour traiter tous les étudiants de façon équitable et former les enseignants sur la façon de traiter les questions d'immigration. Ce sont un ensemble de mesures concrètes pour lutter contre les attaques qui érodent la confiance vis-à-vis des éducateurs qui travaillent dur pour construire avec les élèves et les familles qu'ils servent.

The guide a été développé par l'AFT en partenariat avec United We Dream, le National Immigration Law Center et First Focus.

 

 

L'association des enseignants d'Alberta (Alberta Teachers' Association) a produit en collaboration avec la Fondation Canadienne pour l'éducation Multiculturelle (Canadian Multicultural Education Foundation), une série de guides visant à promouvoir la scolarisation des enfants réfugiés et migrants. Chaque guide cible une communauté spécifique (arabe, karen, somalienne et sud-soudanaise) afin de fournir aux enseignant(e)s des informations concernant les moeurs et la culture de ces populations, ainsi que des suggestions concernant de possibles adaptations du programme scolaire afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de ces étudiant(e)s. Chaque guide comprend aussi une brochure destinée aux parents et écrite dans leur lancgue maternelle afin de leur fournir des indications concernant le système éducatif canadien.

Les guides peuvent être téléchargés au format PDF an anglais:

 

Le syndicat NUT (Angleterre et Pays de Galles) a répondu à l'enquête parlementaire "Bienvenue aux réfugiés? Les expériences de nouveaux réfugiés au Royaume-Uni" lancée en Juillet 2016. Dans sa réponse, le NUT demande:

  • La reconnaissance du rôle de première ligne joué par les écoles primaires et secondaires dans l'accueil des réfugiés admis au Royaume-Uni;
  • que les enseignants puissent avoir les ressources, la formation et le soutien leur permettant de personnaliser le programme d'études et leurs stratégies d'évaluation en vue de soutenir l'apprentissage des enfants réfugiés. Le NUT a produit des orientations pertinentes en la matière, qui peuvent être consultées à l'adresse https://www.teachers.org.uk/equality/equality-matters/refugee-teaching-resources 
  • que la Commission d'enquête recommande au gouvernement de financer de façon adéquate la collecte centralisée de données, l'entretien et la mise à jour de ressources en ligne recensant les meilleures pratiques, et une planification éclairée concernant l'accueil des enfants réfugiés dans les écoles.
  • que l'enquête exhorte le gouvernement à garantir la probité et le respect des principes de protection de la vie privée dans la collecte et l'utilisation des renseignements personnels concernant les enfants réfugiés.
  • que le gouvernement soutienne efficacement les écoles afin que tous les enfants, et en particulier les enfants réfugiés vulnérables, se sentent en sécurité à l'école, compte tenu des tensions existant sur les questions d'immigration dans l'environnement post-Brexit, où un certain nombre d'écoles se sont illustrées pour des incidents racistes survenus immédiatement après le référendum.
  • que la Commission d'enquête recommande également au gouvernement que le financement des travailleurs de l'éducation des réfugiés et des postes EAL soit rétabli au niveau des autorités locales. En outre, la délégation du financement aux écoles implique que seule une minorité des autorités locales et des écoles continuent de financer et mettre en œuvre des programmes promouvant la scolarisation des enfants réfugiés et d'employer le personnel EAL nécessaire et les enseignants de soutien aux réfugiés. Dans de nombreuses régions du pays ces fonds ont été entièrement coupés. Les services sont dispersés, manquant de coordination et déconnectés des pratiques récentes fondées sur la recherche, à un moment où on constate un nombre croissant d'enfants réfugiés et d'enfants ayant un besoin en EAL accru.

 

Le lundi 24 Octobre, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a appelé le gouvernement des États-Unis à abolir la détention obligatoire des migrants, en particulier les demandeurs d'asile, quel que soit leur pays d'origine.

A l'issue de sa première visite officielle dans le pays, le groupe d'experts a déclaré que "la détention obligatoire des migrants, en particulier des demandeurs d'asile, est contraire au droit international", exhortant les autorités à veiller à une évaluation individuelle de la détention des demandeurs d'asile: femmes, hommes et enfants.

"Alors que la détention d'immigrés devrait être civile, autrement dit non-punitive, sur le terrain, nous avons observé lors de nos visites à divers centres de détention que les gens sont détenus dans des conditions punitives qui sont souvent impossibles à distinguer de celles applicables aux personnes soumises à une sanction pénale", a déclaré le la délégation d'experts des droits humains Seong-Phil Hong, José Guevara, et Leigh Toomey.

"La détention des migrants semble être mise en œuvre comme moyen de dissuasion à l'immigration et à la poursuite de demandes d'immigration légitimes," soulignent les experts. «Les migrants qui revendiquent vigoureusement une amnistie doivent faire face à des périodes de détention beaucoup plus longues que ceux qui reconnaissent la mesure d'éloignement les visant, ayant par la suite un dossier d'entrée qui peut constituer la base d'un futur refus à accéder au territoire. En outre, la détention obligatoire peut entraîner des demandeurs d'asile à retirer des revendications légitimes ".

Le Groupe de travail a également exprimé sa préoccupation au sujet de la pratique de séparation des familles et a exhorté le gouvernement américain de mettre fin à la détention des familles et des enfants, y compris les enfants non accompagnés, dans le contexte de la migration et de faire des efforts concrets pour explorer des alternatives à la détention.

La déclaration complète émise à l'issue de la mission du groupe de travail est disponible ici.

 

Source: http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=20749&LangID=E  

 

 

 

 

Confrontée à une augmentation spectaculaire du nombre de réfugié(e)s provenant des pays voisins en conflit, la Greek Federation of Secondary State School Teachers fait appel à la solidarité de sorte à ce que tous les enfants aillent à l’école.

Le Président et le Secrétaire général de la Greek Federation of Secondary State School Teachers (Fédération grecque des enseignants du secondaire-OLME) exercent des pressions sur le Gouvernement grec pour que ce dernier alloue des fonds spéciaux visant à faire face aux coûts associés à la création centres d'accueil et d'hébergement adéquats pour les réfugié(e)s. Ces centres leur apporteront de la nourriture, des soins de santé, des services de traduction et des services juridiques dans des conditions de vie décentes. L’OLME a également demandé au Gouvernement grec de garantir l'accès à l'éducation à tous les enfants qui resteront en Grèce, ajoutant que pour cela il faudra fournir les infrastructures nécessaires et des conditions adéquates pour permettre une transition en douceur.

Une génération perdue

L’appel du syndicat a comme base un récent rapport de l’UNICEF intitulé « Education Under Fire » (L'éducation en flammes) exposant la très dure réalité des réfugié(e)s, et plus particulièrement celle des enfants. D’après le rapport, les guerres au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont provoqué le non accès à l’éducation de 13 millions d'enfants. En outre, 9.000 écoles au Moyen-Orient ne sont plus en fonctionnement et environ 700.000 enfants réfugiés ne sont pas scolarisés car les établissements scolaires grecs ne peuvent pas accueillir autant de nouveaux/elles étudiant(e)s.

Compte tenu que les Etats des Balkans ont fermé leurs frontières en mars dernier, des milliers d’enfants réfugiés coincés en Grèce ont rarement voire pas le moindre accès à l'éducation. Certaines organisations de défense des droits humains ont qualifié de « génération perdue » ces enfants réfugiés à qui est refusé le droit à l'éducation.

L’OLME: Appel à la solidarité et au dialogue

 « Nous invitons les syndicats grecs des enseignants à ouvrir la voie, une fois encore », c’est ce qu’ont affirmé les dirigeants de l’OLME le 18 septembre dernier. « Nous les invitons à faire preuve de solidarité envers les réfugiés et les immigrants de façon concrète à travers l'organisation et la participation à des actions conjointes visant à fournir tous types de matériels et de soutien moral aux réfugiés. En même temps, nous les invitons à organiser des débats au sein de la communauté éducative avec pour objectif de sensibiliser les jeunes sur le sujet des réfugiés et des immigrants. Les perceptions racistes et la discrimination raciale vis-à-vis des réfugiés et des immigrants n’ont pas leur place au sein du système éducatif ni au sein de la société grecque ».

En guise de réponse, les syndicats grecs d'enseignants, les écoles et les étudiant(e)s ont mis en œuvre plusieurs initiatives montrant leur solidarité vis-à-vis des réfugié(e)s.

Aides financières

Le Conseil d’administration de l’OLME a alloué des fonds aux syndicats grecs d'enseignants les plus concernés par une arrivée massive de réfugié(e)s. Ces fonds seront utilisés pour apporter à ces derniers une aide humanitaire. L’OLME a l’intention de soutenir les mobilisations ainsi que les mouvements de personnes, pour apporter un soutien à chaque effort fourni soit par les écoles soit dans un cadre social plus large, afin de consolider une société qui réclame comme siennes les valeurs de liberté, égalité et respect des droits humains.

« Le financement est essentiel pour la mise en œuvre d’un plan d’éducation tel que nous l’avons décrit ci-avant », dit l’un des dirigeants de l’OLME. Au jour d’aujourd’hui, 7 millions d’euros ont été utilisés pour la construction de centres d’hébergement, la formation d'enseignants et de formateurs d'enseignants, ainsi que pour la production de manuels scolaires. Plus encore, 2,8 millions d’euros seront versés par l’Organisation internationale pour les migrations afin de payer pour le transport aller-retour de ces enfants aux classes d'accueil et de payer pour le nettoyage des écoles jusqu’en décembre 2016.

Plans à long terme

En plus, le Ministère grec de l’Education a mis en place un programme d’initiation pour les enfants réfugiés au sein du système scolaire grec, prenant en compte les questions éducatives et pédagogiques. Parmi les 27.000 enfants réfugiés qui ont échoué en Grèce, on estime qu’au moins 18.000 d‘entre eux sont en âge d’être scolarisés. Ces sept derniers mois, les enfants hébergés dans des camps de réfugiés n’ont eu accès qu’à des cours assurés temporairement par des volontaires. Le Ministère estime que les premières classes d’accueil commenceront à fonctionner vers la fin septembre et que d’autres classes dites « ordinaires » prendront le relais, progressivement, avec des milliers d’enfants réfugiés immigrants qui seront intégrés dans les écoles grecques.

Pendant ce temps, les enseignant(s) qui se sont porté(e)s volontaires pour donner des cours dans les classes d'accueil et dans les centres d’hébergement pour réfugiés reçoivent une formation spécialisée. Compte tenu que le nombre d'enseignant(e)s grec(que)s qualifié(e)s pour enseigner les langues maternelles de ces enfants n’est pas suffisant, le ministère a invité les ONG à contribuer à leur fournir des ressources humaines.

L’OLME insiste cependant sur le fait que cette étape initiale de mise en place de classes d'accueil devrait être suivie par l’intégration de tous les enfants réfugiés dans des écoles ordinaires du système éducatif grec.

La Conférence sur l’Education des enfants réfugiés

L’Internationale de l’Education tiendra prochainement une conférence dont la thématique sera 'L’Education des enfants réfugiés - une voie rapide vers l’égalité des opportunités et vers l’intégration', les 21 et 22 novembre prochains, à Stockholm, en Suède. Cet évènement sera une opportunité unique de présenter le travail des syndicats de l'enseignement à travers le monde entier pour faire en sorte que les enfants réfugiés et migrants aient accès à une éducation adéquate. Il mettra aussi en relief les efforts des syndicats fournis pour garantir que les enseignant(e)s qui enseignent à ces enfants réfugiés et migrants reçoivent une formation et des conditions de travail et de vie de qualité. Enfin, il réaffirmera également que l’éducation est un droit humain dont personne ne devrait être privé, quelles que soient les circonstances.