Aux côtés du mouvement syndical finlandais, le syndicat Opetusalan Ammattijärjestö a participé à une manifestation contre le racisme et la violence de l’extrémisme de droite qui a reçu un large soutien de l’opinion publique.

Cet événement, qui s’est déroulé fin septembre à Helsinki, a été organisé en réaction au décès d’un jeune Finnois de 28 ans, pris pour cible lors d’un rassemblement néonazi plus tôt dans le mois. A l’occasion de cette manifestation, plus de 15.000 personnes se sont rassemblées afin de rompre la culture du silence qui ne bénéficie qu’à ceux qui cherchent à propager la haine, selon les organisateurs.

Le mouvement syndical a fermement soutenu cette action. Les trois confédérations syndicales – Akava, la SAK et la STTK – ont par ailleurs encouragé leurs membres à y participer.

OAJ: nous ne pouvons rester les bras croisés face au racisme

« La discrimination ne doit souffrir aucune tolérance », a déclaré Ie Président du syndicat Opetusalan Ammattijärjestö (OAJ), Olli Luukkainen. Pour les enseignant(e)s finlandais(e)s, « la justice et le pluralisme font partie intégrante de leur éthique », a-t-il poursuivi.

Les discours ne suffisent plus, il est maintenant temps d’agir pour défendre la tolérance. C’est la raison pour laquelle les syndicats du secteur de l’éducation ont mis l’ensemble des enseignant(e)s et des étudiant(e)s finnois(es) au défi de mettre fin aux discours d’intimidation, de discrimination et de haine, à travers une grande campagne, a-t-il expliqué. Le parrain de cette campagne ne sera autre que le président de la République, Sauli Niinistö.

La campagne anti-haine baptisée « Plus forts ensemble » invite tout(e)s les enseignant(e)s à aborder ce sujet dans le cadre de leurs cours et à promouvoir des activités propices à l’éclosion d’un sentiment communautaire.

« La couleur de la peau et ce qui fait l’unicité de chacun ne doivent pas venir empêcher les personnes de vivre pleinement leur vie de tous les jours, de recevoir une éducation, de décrocher un emploi et d’accéder aux services », a affirmé Luukkainen. « C’est une question de droits humains, le racisme est donc clairement un délit. »

Aux quatre coins du pays, les enseignant(e)s s’attellent déjà à la préparation d’un grand nombre d’événements créatifs autour des arts visuels, de la musique et de la littérature. La date recommandée pour organiser la journée d’action est fixée au 11 novembre.

La National Association of Schoolmasters Union of Women Teachers a mis en évidence les répercussions désastreuses que la crise des refugié(e)s à l’échelle mondiale a provoqué sur les enfants à travers le monde et les jeunes, en particulier en termes d’éducation.

Lors du Congrès du UK Trades Union Congress  qui a eu lieu à Brighton le 14 septembre dernier, Kathy Wallis, présidente de la National Association of Schoolmasters Union of Women Teachers (NASWUT) a exhorté le Gouvernement à assumer pleinement son rôle en veillant à ce que les tous les enfants réfugiés et déplacés aient accès à l’éducation et soient protégés de tout abus et contre la violence. C’est en proposant une motion sur les répercussions qu’entraîne la crise des réfugié(e)s sur les enfants qu’elle a lancé cet appel.

« Au milieu de la destruction, de la violence et de l’instabilité, les écoles sont un sanctuaire, un refuge de normalité et d’espoir, un lieu d’apprentissage et d’opportunités », a-t-elle déclaré. « Négliger le droit à l’éducation d’un enfant compromet non seulement son avenir mais aussi celui de leur société. 

Le manque d’éducation rend les enfants plus vulnérables à l’exploitation et les abus, ainsi qu’au recrutement dans les groupes armés, au travail des enfants et aux mariages précoces, a souligné Wallis.

Des fonds insuffisants consacrés à l’éducation

Elle a souligné le fait que plus de la moitié des 21 millions de réfugié(e)s inscrit(e)s auprès du Haut-Commissariat pour les réfugiés ont moins de 18 ans, dont un grand nombre voyagent non accompagnés. Parmi ce nombre, 3.6 millions de personnes sont des enfants d’âge scolaire qui n’ont aucun accès à l’éducation.

Regrettant que « malgré cette situation désespérée », seulement un pour cent du budget mondial de l’aide humanitaire est alloué à l’éducation, elle a déclaré que « la NASWUT peut s’enorgueillir de travailler avec nos collègues des syndicats d’enseignants dans de tels domaines, leur fournissant ainsi une aide pratique y compris un soutien financier et des formations ».

Wallis a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour soutenir les enfants réfugiés et déplacés dans leur propre pays d’origine, dans les états avoisinants et au Royaume-Uni.

Peter Thomson, President of the UN General Assembly, addresses the opening segment of the UN high-level summit on large movements of refugees and migrants

L’Internationale de l’Education a participé au tout premier Sommet de l’Assemblée générale des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants, qui a réaffirmé la nécessité de protéger les droits des réfugié(e)s et des migrant(e)s, et en particulier leur droit à l’éducation.

Au vu du nombre inédit de personnes contraintes de fuir leur pays d’origine depuis la Seconde Guerre mondiale, les dirigeant(e)s du monde entier se sont réunis le 19 septembre au siège des Nations Unies, afin d’adopter la Déclaration de New York (en anglais). Cette dernière incarne la volonté politique de protéger les droits des réfugié(e)s et des migrant(e)s, de sauver des vies et de partager les responsabilités au regard des importants déplacements de populations à l’échelle mondiale. A l’occasion de ce Sommet, l’Internationale de l’Education (IE) était représentée par Haldis Holst, Secrétaire générale adjointe de l’IE, Dennis Sinyolo, Ingrid Convery et Steffen Handall (Union of Education Norway), Jill Christianson et Princess Moss (National Education Association, Etats-Unis) et Wilson Sossion (Kenya National Union of Teachers).

Engagements et obligations

Cette déclaration historique comporte des engagements ambitieux afin de répondre aux enjeux actuels et de préparer le monde aux futurs défis liés à la migration. En outre, ce Sommet a mis en lumière la nécessité d’engager des négociations devant aboutir à l’organisation d’une conférence internationale et à l’adoption d’un pacte mondial visant à garantir une migration sûre, ordonnée et régularisée en 2018. Les engagements repris dans la Déclaration de New York visent à:
Protéger les droits fondamentaux de tous/toutes les réfugié(e)s et migrant(e)s, indépendamment de leur statut. Cela inclut les droits des femmes et des filles ainsi que la promotion de leur participation pleine, égale et significative dans la recherche de solutions.

  • Veiller à ce que tous les enfants réfugiés et migrants reçoivent une éducation dans les mois suivant leur arrivée.
  • Prévenir et répondre à la violence sexuelle et fondée sur le genre.
  • Soutenir les pays secourant, recevant et accueillant un grand nombre de réfugié(e)s et de migrant(e)s.
  • Travailler à mettre un terme à la détention des enfants afin de déterminer leur statut migratoire.
  • Trouver de nouveaux lieux pour tous les réfugié(e)s identifié(e)s par le Haut Commissariat aux Réfugiés comme ayant besoin de réinstallation et élargir les possibilités pour les réfugié(e)s de déménager dans d’autres pays grâce, par exemple, à des programmes de mobilité par le travail ou l’éducation.
  • Renforcer la gouvernance mondiale de la migration en intégrant l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le système des Nations Unies.

Nations Unies: l’action collective revêt une importance capitale

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a félicité les Etats membres en déclarant que « le sommet d’aujourd’hui représente une avancée dans nos efforts collectifs pour faire face aux défis liés à la mobilité humaine ». « L’adoption de la Déclaration de New York signifie que davantage d’enfants peuvent aller à l’école, davantage de travailleurs peuvent en toute sécurité chercher un emploi à l’étranger, au lieu d’être à la merci de passeurs criminels; en outre, davantage de personnes pourront véritablement choisir de se déplacer lorsque nous aurons mis un terme à ce conflit, fait perdurer la paix et accru les opportunités dans leur pays », a-t-il poursuivi.

Comme le demande la Déclaration, le Secrétaire général a également lancé une nouvelle campagne intitulée « Ensemble – Respect, sécurité et dignité pour tous » afin de « répondre à l’augmentation de la xénophobie et transformer la peur en espoir ». Il a exhorté « les dirigeants du monde à se joindre à cette campagne et à s’engager ensemble à faire respecter les droits et la dignité de toute personne forcée par les circonstances à fuir son domicile à la recherche d’une vie meilleure ».
Ban Ki-moon et le Directeur général de l’OIM, William Lacy Swing, ont également signé la nouvelle convention par laquelle l’OIM devient une organisation apparentée aux Nations Unies.
IE: des enseignant(e)s de qualité pour les réfugié(e)s et les migrant(e)s

La Secrétaire générale adjointe de l’IE, Haldis Holst, a insisté sur le fait que « les gouvernements devaient garantir le droit à l’éducation de tous les enfants réfugiés et migrants ».
« Les enseignants doivent être formés de manière adéquate et professionnelle afin de pouvoir répondre aux besoins d’apprentissage des réfugiés et des migrants », a-t-elle poursuivi, ajoutant que les qualifications des enseignant(e)s migrant(e)s et réfugié(e)s devaient être reconnues.

Holst s’est également exprimée lors de l’événement organisé par le groupement Global Unions, intitulé « Défendre la dignité et le travail décent pour les migrant(e)s et les réfugié(e)s », et a souligné l’importance de garantir une éducation aux enfants réfugiés et migrants, ainsi que la nécessité de se concentrer sur les enseignant(e)s et autres éducateurs/trices.

Le groupement Global Unions émet des réserves

D’après la déclaration du Conseil du groupement Global Unions, dont l’IE fait partie, le document final du Sommet de haut niveau sur la gestion des grands mouvements des migrants et des réfugiés comporte « de nombreux éléments positifs ».

Le document final « rappelle combien il devient urgent de relever les défis et de se mobiliser, de coopérer et de mettre en place une gouvernance mondiale eu égard aux réfugiés et aux migrants », précise la déclaration. En outre, elle souligne l’importance de s’attaquer aux problèmes spécifiques des femmes et des enfants, ainsi qu’aux problèmes endémiques de la discrimination, du racisme et de la xénophobie.

Global Unions reconnaît également que le document final insiste sur l’importance que revêtent l’éducation, les soins de santé et les autres services publics, ainsi que sur la nécessité de garantir un accès illimité à la sécurité sociale et aux autres systèmes de protection sociale.

Toujours d’après la déclaration de Global Unions, ce document met également en lumière la nécessité pour les gouvernements de déployer des efforts considérables afin de collaborer sur le terrain, ainsi que de consacrer des moyens à la migration, ce qui relève de la volonté politique.

Si le groupement Global Unions salue l’engagement visant à renforcer la gouvernance mondiale au regard de la migration et des réfugié(e)s, il met en exergue le fait que, contrairement au système de l’ONU, l’OIM est dénuée de tout mandat relatif aux droits humains, de même que de toute autorité et de toute légitimité en la matière, même si elle joue un rôle important dans la thématique de la migration. Il propose donc qu’au moins une agence des Nations Unies, et en particulier l’Organisation internationale du Travail, partage cette responsabilité avec l’OIM.

Concernant la « migration circulaire », et essentiellement la migration temporaire, Global Unions déclare « qu’il existe souvent une contradiction entre la promotion des droits des travailleurs et celle de la migration circulaire ». Le groupement a clairement réaffirmé que la promotion de la migration circulaire ne devait pas faire partie du Pacte mondial de 2018. Il conviendrait plutôt de procéder à une évaluation complète et réaliste de l’impact qu’elle engendre sur les conditions et les droits des travailleurs/euses migrant(e)s temporaires.

Dans le monde entier, près de 50 millions d’enfants ont été déracinés, poussés à migrer dans l’espoir d’une vie meilleure et plus sûre, selon une nouvelle étude de l’UNICEF, qui précise que 28 millions ont été déplacés de force par les conflits et la violence, à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières.

Souvent traumatisés par les conflits et la violence qu’ils fuient, ces enfants rencontrent d’autres dangers le long de la route, dont les risques de noyade lors des traversées, la malnutrition et la déshydratation, la traite des êtres humains, l’enlèvement, le viol, voire le meurtre. Dans les pays qu’ils traversent, et même une fois arrivés à destination, ils sont souvent victimes de xénophobie et de discrimination.

Le calvaire de ces enfants a été mis en lumière dans le rapport de l’UNICEF publié le 7 septembre (disponible en anglais) et intitulé « Déracinés: Une crise de plus en plus grave pour les enfants réfugiés et migrants ». Ce rapport  présente de nouvelles données sur la vie de millions d’enfants et de familles touchés par de violents conflits et d’autres crises qui les poussent à prendre tous les risques et à tenter un périlleux voyage plutôt que de rester chez eux.

Des statistiques choquantes

« Déracinés » montre que:

  • Les enfants représentent une part disproportionnée et croissante des personnes ayant cherché refuge en dehors de leur pays de naissance: ils constituent environ le tiers de la population mondiale, mais à peu près la moitié de tous les réfugiés. En 2015, environ 45 % des enfants réfugiés placés sous la protection du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés étaient originaires de Syrie et d’Afghanistan.
  • 28 millions d’enfants, déracinés par la violence et les conflits, ont été déplacés à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières, dont 10 millions de réfugiés, un million de demandeurs d’asile dont le statut de réfugié n’a pas encore été déterminé et quelque 17 millions d’enfants déplacés au sein même de leur pays – autant d’enfants qui ont urgemment besoin d’une aide humanitaire d’un accès à des services vitaux.
  • De plus en plus d’enfants traversent seuls les frontières. En 2015, plus de 100.000 mineurs non accompagnés ont demandé l’asile dans 78 pays, soit trois fois plus qu’en 2014. Les enfants non accompagnés sont parmi les plus exposés aux risques d’exploitation et d’abus, notamment par les contrebandiers et les trafiquants.
  • Environ 20 millions d’enfants migrants à travers le monde ont également quitté leur foyer pour diverses raisons, dont la pauvreté extrême et les violences perpétrées par des gangs. Bon nombre d’entre eux sont particulièrement exposés aux risques d’abus et de détention, étant donné qu’ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d’un statut juridique précis et ne font l’objet d’aucun suivi systématiques de santé.

Le rapport poursuit en expliquant que les enfants qui ont quitté leur foyer ou ont été déplacés de force sont souvent privés des avantages potentiels de la migration, comme l’éducation, un facteur pourtant déterminant aux yeux de beaucoup d’enfants et de familles qui choisissent de migrer. Un enfant réfugié risque cinq fois plus de ne pas aller à l’école qu’un autre enfant. Mais lorsqu’ils peuvent y aller, c’est à l’école que les enfants migrants et réfugiés sont le plus souvent victimes de discrimination, qui s’exprime notamment par des brimades et du harcèlement.

Appel à agir

Le rapport de l’UNICEF relève six actions spécifiques qui permettront de protéger et d’aider les enfants déplacés, réfugiés et migrants:

  • protéger les enfants réfugiés et migrants, en particulier les enfants non accompagnés, de l’exploitation et de la violence;
  • mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugiés ou migrants en mettant en place une série d’alternatives pratiques;
  • ne pas séparer les familles – le meilleur moyen de protéger les enfants et de leur donner un statut juridique;
  • permettre à tous les enfants réfugiés et migrants de continuer à apprendre et d’avoir accès aux services de santé et à d’autres services de qualité;
  • insister pour que des mesures soient prises afin de combattre les causes sous-jacentes des déplacements à grande échelle de réfugiés et de migrants; et
  • promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation.

 

En amont de la réunion de haut niveau sur les réfugié(e)s et les migrant(e)s qui se tiendra en septembre prochain à New York, l’Internationale de l’Education a rejoint au siège de l’ONU les syndicats mondiaux et la société civile afin de défendre les enfants et des éducateurs/trices.

Le 18 juillet, les Nations Unies (ONU) ont préparé le terrain en vue de la réunion de septembre en organisant des auditions informelles convoquées par le Président de l’Assemblée générale.

Ces auditions visaient à consulter la société civile en prévision du Sommet de haut niveau sur la gestion des grands mouvements des migrants et des réfugiés, qui se tiendra le 19 septembre 2016 au siège des Nations Unies, à New York. L’Internationale de l’Education (IE) sera de la partie à l’automne.

Dennis Sinyolo, Coordinateur senior de l’Unité de l’Education et de l’Emploi de l’IE, a pris la parole au cours de ces auditions informelles pour appeler les Etats membres des Nations Unies à protéger les droits humains des réfugié(e)s et des migrant(e)s. « Nous devons combattre les injustices humaines et promouvoir les droits humains », a-t-il affirmé. Il a également appelé l’ONU et ses Etats membres à lutter contre la discrimination, le racisme et la xénophobie, et à promouvoir les libertés et droits fondamentaux des réfugié(e)s et des migrant(e)s.

En outre, il a exhorté les gouvernements à ratifier et à mettre en œuvre les conventions de l’ONU et de l’Organisation internationale du Travail (OIT) relatives aux migrant(e)s et aux réfugié(e)s, et en particulier la Convention internationale des Nations Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, les conventions 97 et 143 de l’OIT sur les travailleurs migrants et la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés.

L’attention des Etats membres des Nations Unies a été attirée sur la situation des enfants et des enseignant(e)s réfugié(e)s et migrant(e)s, ainsi que sur le manque d’accès des jeunes à une éducation de qualité dans les pays d’accueil et de transit. « L’incapacité des pays d’accueil à offrir une éducation de qualité aux enfants réfugiés et migrants est en train de créer une génération perdue », a déploré Dennis Sinyolo.

Lors de son intervention, Sonja Hall, la Responsable de l’Education de la NASUWT (un affilié de l’IE au Royaume-Uni), a exprimé son inquiétude au regard du recours au secteur privé pour assurer l’éducation des réfugié(e)s et des migrant(e)s. Elle a fait valoir les intérêts corporatistes et lucratifs des établissements privés. Elle a également affirmé que les fameuses écoles privées à bas coût mettaient à mal l’engagement international d’offrir un enseignement primaire et secondaire gratuit.

De l’avis de l’IE, l’éducation permet de doter les enfants et les jeunes réfugié(e)s des connaissances, des compétences et des valeurs indispensables à la réussite de leur intégration, ainsi qu’à leur épanouissement personnel et professionnel. Elle promeut des valeurs fondamentales telles que la compréhension interculturelle, la citoyenneté mondiale, les droits humains et la démocratie. Dennis Sinyolo a exhorté les gouvernements des pays d’accueil à reconnaître les qualifications des enseignant(e)s migrant(e)s et réfugié(e)s et à investir dans la formation et le développement professionnel des éducateurs/trices, afin de leur permettre de répondre aux besoins d’apprentissage spécifiques des enfants et des jeunes réfugié(e)s et migrant(e)s.

Au mois de novembre, l’IE tiendra une conférence à Stockholm, organisée par son affilié Lärarförbundet, qui portera sur le rôle de l’éducation et des éducateurs/trices pour répondre à la crise des réfugié(e)s en Europe et dans les pays voisins.